jeudi 13 novembre 2014

La nuit tous les chats sont gris et moi je suis un dragon poète



Il va de soi que je ne suis pas le genre de fille qui a des enfants qui font leurs nuits à deux mois...

Non, vraiment ce n'est pas le genre de la maison.

Donc, quand ça fait presque 5 mois que tu n'as pas fais une nuit complète, tu commences tout doucement à perdre tes facultés (et physiques et mentales).

La nuit passée, quand elle m'a réveillée à minuit et demi, j'ai décidé (enfin décidé, c'est un grand mot vu que je n'ai plus vraiment de capacités mentale cf ci-dessus), disons plutôt qu'il s'est imposé à moi le fait que j'allais me fâcher...

Je l'ai donc prise à côté de moi en lui expliquant que vraiment maman en avait marre, qu'il fallait arrêter de m'embêter et que maintenant SHUUUUUUUT.

Autant te dire qu'à part me regarder avec ses deux grandes billes ouvertes en me faisant de grands sourires édentés, il ne s'est pas passé grand chose d'autre...
Echec.

Et c'est là que mon esprit fatigué s'est dit que comme je ne savais de toute façon plus quoi lui dire, j'allais lui réciter tous les poèmes que je connais.
Et ben ma bonne dame, c'est là que tu te rends comptes que la moitié voir les trois quart de ton cerveau sont partis se la couler douce loin de toi.

A part le corbeau et le renard et le dormeur du val, rien, nada, que dalle...
Et bien elle se les est tapés en boucle jusqu'à ce qu'elle décide de se rendormir par mesure de protection je pense, tellement elle devait être saoulée.

On ne sait jamais, sur un malentendu ça l'a peut être tellement traumatisée que le nuit prochaine, j'aurais la paix.

L'espoir fait vivre, je sais...









Et sinon, malgré tout j'ai quand même réussi à sortir une nouvelle blouse.
Il faut dire que quand je suis tombée sur ce voile de coton, mon sang n'a fait qu'un tour.
Il s'agit du même modèle que celui-ci mais la taille a été rehaussée et la basque est plus longue dans
le dos.





Disponible sur la boutique ici

Bonne fin de semaine


4 commentaires:

  1. Désolée, hein, mais j'ai bien rigolé... Et certainement parce que je vis le même drame nocturne (elle a 4 mois). En plus des sourires, elle fait ses roucoulements de moineau alors que je suis en train de lui dire "ah non, maman ne rigole pas du tout!" avec la tête genre "fâchée". Echec total effectivement.
    Quant aux neurones, j'ai laissé tombé, je les laissé filer, prendre des vacances... Je ne compte plus le nombre de fois où je me retrouve perdue au milieu du salon sans plus savoir ce que je comptais faire. Si mon homme reste auprès de moi (car sans rentrer dans les détails anatomiques : peau du nombril sèche et bizarre, ventre agrémenté de sortes de "anses" sur les côtés...) c'est que j'ai gagné le gros lot : il m'aime sincèrement.
    Et sinon, (je vous avais pris le patron des chaussons), vous faites VRAIMENT de très jolies choses et j'attends les patrons avec impatience (mais je ne mets pas la pression).
    Bonne continuation, c'est vraiment sincère
    Anne

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  2. Elle est vraiment réussie cette blouse! Est-il possible de l'imaginer dans un tissu liberty que je pourrais vous fournir? Merci

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  3. En tout cas, tu as toujours assez de neurones pour faire des blouses qui déchirent... Elle est... ma-gni-fique !

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  4. Loin de moi l'idée de vouloir rire de tes dépens, mais cet article m'a bien fait rire quand même :-) Courage pour la suite : je ne vois que ça à dire... (et même si chaque enfant est unique, je suis curieuse de savoir si le coup des poème ça marche, histoire de me préparer pour dans quelques années...) Je suis pleine d'admiration en tout cas devant cette belle blouse cousue malgré (ou grâce à ?) la fatigue. Après l'écriture automatique, un nouveau concept, la couture automatique ? ;-)

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